« LA RFID ET LE DROIT » : THESE SOUTENUE PAR ANN-MAËL GOULVESTRE

Ann-Maël Goulvestre, ancienne doctorante au LID2MS, a soutenu, le vendredi 5 juillet 2013, sa thèse de Doctorat en Droit intitulée « La RFID et le droit ». A cette occasion, un jury prestigieux s’est réuni en la Salle des Actes de la Faculté de droit d’Aix-en-Provence : Nathalie Mallet-Poujol (rapporteur, directrice de recherche au CNRS, Université de Montpellier 1), Denis Mouralis (rapporteur, Professeur à l’Université d’Avignon), Pierre Paradinas (examinateur, Professeur au Conservatoire national des arts et métiers) et Claude Tetelin (examinateur, directeur du Centre national de référence RFID).

Outre ce jury présentant la caractéristique rare de mêler juristes et techniciens-scientifiques, étaient présents les deux co-directeurs de thèse de Ann-Maël : Jean Frayssinet (Professeur émérite de l’Université d’Aix-Marseille) et Hervé Isar (Professeur à l’Université d’Aix-Marseille, directeur du LID2MS et de l’IREDIC).

Devant sa famille et ses amis qui s’étaient réunis nombreux pour la soutenir, Ann-Maël a tout d’abord présenté son parcours et le cheminement qui l’a conduit à présenter aujourd’hui ce travail. Elle a notamment insisté sur le caractère professionnel pleinement assumé de son ouvrage, lequel justifiait de prendre quelques libertés avec les canons académiques, au profit d’une clarté et d’une utilité du propos nécessairement accrus. Elle a expliqué et justifié l’objectif d’un « utilitarisme d’entreprise » et donc le choix de la forme d’un guide pratique.

Nathalie Mallet-Poujol, examinateur, a ainsi trouvé en cette présentation de nombreuses réponses aux questions soulevées par ce « travail déroutant du point de vue du classicisme universitaire ». Elle a surtout souligné le très grand intérêt du sujet, son caractère innovant et passionnant, mais aussi la qualité de la manière dont il a été traité. Elle a encore salué l’effort important d’immersion dans un monde technique complexe, la maîtrise de l’objet tout autant que des solutions juridiques. Enfin, elle a mis en exergue le côté stimulant de pareille thèse, ainsi que la grande pédagogie de son auteur.

Ensuite, le Professeur Pierre Paradinas, directeur du jury, a donné la parole au Professeur Denis Mouralis. Ce dernier s’est félicité d’avoir eu à examiner une thèse de recherche appliquée, « utile à l’économie nationale car favorisant le développement des technologies dans un cadre de confiance ». Il s’est également réjoui d’une forme originale et pertinente, donnant envie de lire le texte. Il a encore souligné la pertinence d’avoir fait l’effort d’intégrer de nombreux développements de droit comparé.

Claude Tetelin, pour sa part, n’a pas hésité à qualifier la thèse de « bible », soulignant qu’il aurait certainement à en faire usage plusieurs fois par jour. Il s’est dit impressionné par la masse de travail fournie, jugeant la thèse comme étant proche d’être exhaustive. Après s’être félicité d’un ouvrage aisé à lire y compris pour le non- juriste, il a enfin affirmé que celui-ci pouvait permettre de « réconcilier techniciens et juristes ».

Le Professeur Pierre Paradinas, lui non plus, n’a pas tari d’éloges à l’égard de la thèse d’Ann-Maël, la qualifiant de « très utile et pratique » pour en conclure que « c’est donc une bonne thèse ». Il s’est lui aussi réjoui de l’accessibilité de ce travail pour le lecteur non-juriste, ainsi que d’une forme parfaitement justifiée et logique.

Enfin, il est revenu aux co-directeurs de la thèse de clôturer la soutenance. Le Professeur Jean Frayssinet, tout d’abord, a applaudi au « côté non canonique, c’est-à-dire pratique » de la thèse. Et le Professeur d’avancer que cette dernière contribue à « valoriser l’image de la recherche juridique ». Quant au Professeur Hervé Isar, il a salué une « magnifique performance » participant d’une approche rénovée de la science du droit, mais aussi la « puissance de travail » et la ténacité d’Ann-Maël. Il s’est encore dit ravi d’avoir entre les mains une oeuvre originale légitimant l’approche interdisciplinaire prônée par le LID2MS.

Après en avoir délibéré, le jury a décidé d’attribuer à Ann-Maël Goulvestre le grade de docteur en droit assorti de la mention « très honorable ». Il a également décidé de proposer la thèse à l’obtention d’un prix. Enfin, les membres du jury ont tous, au cours du débat, encouragé Ann-Maël à publier son ouvrage, le Professeur Denis Mouralis n’hésitant pas à estimer que ce pourrait être un futur « succès de librairie ».

L’ensemble de l’équipe du LID2MS et de l’IREDIC félicite Ann-Maël Goulvestre pour cette réussite et lui adresse tous ses voeux pour la poursuite de sa carrière professionnelle.

2013-07-05 12.14.47-1

Ann-Maël (au centre) entourée des membres du jury :

J. Frayssinet, N. Mallet-Poujol, P. Paradinas, D. Mouralis, H. Isar et C. Tetelin

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Publié le 9 juillet 2013, dans Actualités, et tagué , . Bookmarquez ce permalien. Commentaires fermés sur « LA RFID ET LE DROIT » : THESE SOUTENUE PAR ANN-MAËL GOULVESTRE.

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